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Tag Archives: Amélioration continue

Dessine-moi un dessein : La mission stratégique

Mission stratégiqueLa mission stratégique c'est le COMMENT alors que la vision c'est le quoi et le où !

Troisième article de la série : "Dessine-moi un dessein : un plan stratégique", la mission stratégique définie, comment ferons/faisons-nous pour livrer la marchandise. Une fois la raison d'être et la direction souhaitée clairement définies, on passe à l'étape du comment. Concrètement, comment faisons-nous pour exécuter notre raison d'être et comment ferons-nous pour aller où nous voulons? N'oubliez pas que la raison d'être et la direction à prendre forment la vision stratégique.

Le but de cette deuxième étape du processus de planification stratégique n'est pas d'expliquer ce qu'il faut faire mais bien de se donner des guides pour mieux saisir comment s'y prendre. Il est important de ne pas énumérer les tâches à effectuer. Cette liste de tâches risque plus fortement de se retrouver dans le plan d'action. Il arrive parfois que la mission soit une courte liste de guides à propos des divers aspects d'une mission ayant plusieurs volets. Même dans ce cas, on tente de minimiser le nombre. On veut essentiellement faire converger les idées ensembles pour en former une seule, plus large. Cette analyse de convergence peut se faire à l'aide de l'échelle d'abstraction ou simplement des 5 pourquois. Dans l'exemple suivant nous verrons que "expériences exceptionnelles et significatives" pourrait résumer plusieurs autres éléments de mission touchant les volets: santé, liberté, voyage, relations humaines, accomplissement, fierté et réussite scolaire. Elle provient peut-être d'un exercice comme l'échelle d'abstraction.

Exemple: La fondation Rêves d'enfants

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Vision stratégique: Aider toujours plus et toujours mieux.

La fondation Rêves d'enfants existe afin d'aider les enfants, les familles et les communautés en accordant leur plus grand rêve aux enfants atteints d’une maladie grave ou menaçant la vie.

En résumé la raison d'être de la fondation est de venir en aide aux enfants, aux familles et aux communautés. Et quelle aide apportent-ils? Ils accordent leur plus grand rêve aux enfants atteints d’une maladie grave ou menaçant la vie. À plus long terme, ils visent à aider toujours un plus grand nombre d'enfants dans cette situation.

Mission stratégique: Que des rêves sensationnels deviennent réalité.

La Fondation Rêves d’enfants travaille de concert avec les communautés partout au pays pour offrir aux enfants atteints d’une maladie qui menace leur vie la possibilité de réaliser leur plus grand rêve. En créant des expériences exceptionnelles et significatives, Rêves d’enfants améliore la qualité de vie de ces enfants courageux et de leurs familles.

Dans la mission stratégique de la fondation, on voit clairement de quelle manière elle s'y prend pour accomplir sa vision de venir en aide aux enfants atteints d’une maladie qui menace leur vie. Voici comment: "La fondation travaille de concert avec ... pour offrir aux enfants ... de réaliser leur plus grand rêve". De plus, la mission stratégique spécifie comment la fondation réalisera les rêves. Elle désire produire des expériences exceptionnelles et significatives. Elle ajoute que la réalisation des rêves doit améliorer la qualité de vie de ces enfants et de leurs familles. Encore une fois, la mission stratégique donne des lignes directrices guidant la manière de faire pour réaliser un rêve d'enfant. Dans le paragraphe ci-haut, les éléments soulignés en  rouges représentent les clés de la définition d'une mission stratégique. Au fond, ils répondent simplement à la question :

COMMENT ferons-nous pour concrétiser notre vision stratégique?

Autres exemples:

Mission de la caisse populaire du bassin de Chambly

desjardins-logo[1]Accompagner l'ensemble de nos membres dans leur développement financier avec une offre rentable de produits et services adaptés à leurs besoins, pour chaque étape de la vie.

Contribuer, par notre implication dans le milieu, au mieux-être économique et social des personnes et de la collectivité.

Mission de l'université de Montréal

universite-de-montreal[1]En constituant un environnement d'études exceptionnel qui réaffirme son statut de grande université de recherche tout en assurant la formation – initiale et continue – de la relève de haut niveau dont notre monde a besoin;

En maximisant les retombées de ses activités au bénéfice de la collectivité;
En créant sur son campus une expérience étudiante unique.

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Marie-Ève BaronPour plus de détails ou si vous désirez obtenir de l'assistance dans ce processus pour vous ou votre organisation:

 

 

 

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Dessine-moi un dessein : une vision stratégique

1La vision stratégique c'est qui nous sommes et où on s'en va.

Deuxième article de la série : Dessine-moi un dessein : un plan stratégique!, la vision stratégique c'est nous et notre dessein réunis. Sans y inclure le parcours ni l'analyse des étapes à franchir, la vision stratégique décrit ce qui motive notre existence et dans quelle direction on aspire à aller. Vous choisissez quel flèche vous représente et dans quelle direction vous voulez l'orienter.

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Il y a donc deux éléments à considérer pour constituer une vision stratégique:

1. Notre raison d'être

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Premièrement, l'idée de base, c'est l'idée qui est à l'origine de la création de notre organisation. Ce n’est pas aussi détaillée qu’une mission mais c’est la raison d'être de l’organisation: Pourquoi elle existe? Par exemple, Hydro-Québec a probablement une raison d'être du genre: "Produire et distribuer de l'électricité sur l'ensemble du territoire québécois". C'est vraiment simple et ça indique pourquoi l'organisation existe.

Il arrive que la création d'une organisation ait été suite à la fin d'un autre ou suite à une scission des activités d'une organisation. Dans ces cas, la raison d'être pourrait être simplement de poursuivre le travail de l'autre.

Dans les sociétés privées, la raison d'être passe souvent par des activités lucratives. On retrouvera donc des raisons d'être reliées aux actionnaires ou aux membres pour une coopérative. Les OBNL tant qu'à elles, auraient des raisons d'être du type: "venir en aide..." ou "favoriser ... chez les jeunes".

 Peu importe, la raison, il y en a nécessairement une et une BONNE!

2. La vision de l'avenir

La vision s’apparente plus au dessein. Elle représente ce que nous souhaitons qu'il se passe pour notre organisation dans un horizon de 3 à 5 ans. Un peut se donner des objectif de performances précis comme vision mais en générale, on voudra dire des choses plus générales comme : "Devenir le chef de file en matière..." ou "être la référence au niveau de ...". Pour définir cette vision souhaitée, on peut utiliser plusieurs technique comme "La grande aventure" où on demande aux gens de se mettre à la place du président et de nous dire ce qu'ils feraient.

Une lettre à un ami.lettre-de-pvb-12-fevrier-2009-1[1]

La technique que je préconise par-dessus tout c'est celle de la lettre à un bon ami ou à un parent. Dans cette lettre datée au futur de 5 à 6 ans dans l'avenir, on écrit à une personne chère ce qui est arrivé à notre organisation l'année précédente. On se positionne donc au futur et on raconte ce que nous prévoyons qu'il va se passer.

Une fois l'exercice complété par quelques personnes, on compare et on collige les visions pour les fusionner en une seule vision commune. Elle devrait comporter des éléments réalistes mais sans être farfelus. La vision doit être plutôt audacieuse.

 Des exemples de vision stratégique

CS de la Seigneurie des Mille-Îles et CS de Laval

D’ici trois ans, la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles et la Commission scolaire de Laval seront devenues « Le centre de référence au Québec » par l’inforoute de la communauté apprenante qu’elles auront bâtie pour leur personnel et leurs élèves.

La fédération des établissements d’enseignement privé.

La fédération des établissements d’enseignement privé existe pour servir le réseau québécois de l’enseignement privé et vise à être « Le centre de référence en technologie de l’éducation de ce réseau.»

Domtar

Notre vision consiste à nous développer et à devenir un leader mondial en gestion forestière et en produits de papier, de pâte et de bois.

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Dessine-moi un dessein : un plan stratégique!

sheep[1]Peut-être le petit Prince aurait-il dû demander à l'aviateur de lui dessiner son dessein à la place du mouton? Décider de son dessein c'est possible et c'est tout aussi créatif que le dessin. Il s'agit de faire un plan qui nous permet de mettre en place une série d'objectifs qui réaliseront notre dessein. Avoir un plan pour définir cette stratégie c'est ça le plan stratégique. Il faut tenir compte de plusieurs choses dans notre stratégie et le poids de tous ces éléments variera en fonction de la situation particulière de chacun.

 Qu'est-ce qu'un plan stratégique ?

  • Un plan stratégique c’est la création d’une position unique et précieuse, impliquant diverses activités.
  • Un plan stratégique demande de faire des compromis.
  • Un plan stratégique ne se limite pas à dire que nous souhaitons être les meilleurs. On doit être nous-même!
Exemple: "Organiser nos actions différemment de la compétition ou à notre façon".

 

Les 8 étapes de la planification stratégique

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  1. La vision stratégique se définit par la juxtaposition de deux choses: le quoi/qui et le . L'idée de base qui est à l'origine de la création de l'organisme ou du projet et de ce que nous aimerions faire d'ici un certain temps: où nous nous voyons-nous dans 5 ans.
  2. La mission quant à elle se veut le comment allons-nous arriver à diriger le quoi vers le . La mission est une liste d'actions générales qui orientent les plus petites. Exemple: "Travailler à"...
  3. L'analyse des parties prenantes est essentielle pour guider notre réflexion pour la suite du plan. Il faut identifier les groupes, individus, clients ou fournisseurs ayant ou étant influencés par notre organisation. Penser aussi au futur. Une fois la liste établie. on les qualifie par besoins, attentes et degré d’influence.
  4. L'analyse de la compétition. Un compétiteur c'est toute entité qui veut obtenir notre argent, notre temps, nos client, nos fournisseurs, notre attention ou autres. On doit penser à ce qui nous différencie de ces compétiteurs. C'est aussi un bon moment pour se poser des questions s'il n'y a pas de tendances qu'il ne faudrait pas ignorer.
  5. L'analyse FFOM: Forces, Faiblesses, Opportunités ou menace. Ce sur quoi nous avons du contrôle c'est à dire nos forces et nos faiblesses. Ensuite ce sur quoi nous n'avons pas de contrôle: les menaces ou les opportunités.
  6. L'avantage compétitif: Qu'est-ce qui vous rends unique? En quoi êtes-vous bon et pourquoi.
  7. Des objectifs SMART: Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Tangible. Vous devez déterminer entre 3 à 5 objectifs que vous pourrez mettre en place avec un bon plan pour vous permettre de réaliser votre stratégie.
  8. Le plan de mise en place se compose d'actions claire assignée à des ressources disponible et ayant un échéancier. Un plan de communication et une analyse de risque sont souvent utilisés en fonction de la complexité. Les objectifs se transforment donc en un ou plusieurs projets.

Pourquoi a-t-on besoin d'un plan stratégique ?

  • Instaurer une direction claire et commune.
  • Orienter toutes nos ressources dans cette direction.
  • Identifier nos forces et nos faiblesses.
  • Prévoir les opportunités et les obstacles.

  • Mettre en place des nouvelles approches.
  • Accroitre l’engagement des participants
  • Faciliter la prise de décision.
  • Guider le marketing, la promotion et l’image de marque.

À vous de jouer.

Si vous choisissez, de vous doter d'un plan stratégique, sachez qu'il est nécessaire de vous donner le droit à l'erreur et qu'un tel plan doit être vivant. Vous devrez le réviser périodiquement et vous en servir pour communiquer vos valeurs, vision et missions à toute personne œuvrant à l'accomplissement de ces derniers.

Marie-Ève BaronPour plus de détails ou si vous désirez obtenir de l'assistance dans ce processus pour vous ou votre organisation:

 

 

 

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Le ROI du temps

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Connaissez-vous l'expression : "Le temps c'est de l'argent"?

Bien sûr que oui! Tout le monde a déjà entendu quelqu'un dire des choses comme: "Arrête de perdre ton temps. Tu sais le temps c'est de l'argent" ou autres variations sur le même thème. Bien sûr que le temps peut se représenter sous forme d'argent. Quand on parle de gestion de projet ou de rémunération de ressources, c'est encore plus vrai. Mais, est-ce toujours vrai? Combien vaut-il ce temps? Est-ce que toutes les sortes de temps se valent? Le temps connait-il une inflation et y a-t-il un marché boursier du temps?

On a beau avoir l'impression que la vie va de plus en plus vite, il n'y a heureusement pas d'inflation sur le temps. Les heures durent le même temps depuis toujours. Nous n'avons pas non plus d'action en bourse où transige des unités de temps. Notre temps nous appartient à nous tous, il ne nous coûte rien et même si notre temps ne se transige pas en bourse, on peut tout de même l'investir. Il n'en tient qu'à nous de perdre notre temps ou l'investir à faire quelque chose de lucratif ou de ludique.

Si on peut parler de notre temps en termes d'investissement, on peut alors parler de retour sur investissements et de point mort?

Point mort et ROI

Point mort et ROI

Le point mort

En gestion de projet, le point mort, c'est le point de rentabilité. C'est le seuil de vente suffisant pour égaler la somme des coûts fixes d'opérations et des coûts variables de productions. C'est quand on traverse le point mort que les pertes se transforment en profits et inversement. Ce concept financier se transpose facilement au domaine du temps.

1- On doit premièrement déterminer notre budget de temps. Combien avons-nous d'heures par semaine à investir pour chacune de nos activités. Ce n'est qu'une fois le budget établi qu'on peut commencer à évaluer notre rentabilité. Par exemple, pour une entreprise, le coût du loyer est un coût fixe. Pour une personne, les heures de sommeil représentent les coûts fixes. On doit dormir entre 49 et 56 heures par semaine. Sans ça, on ne peut pas survivre. Sans local pour opérer, on ne peut pas travailler. On détermine ainsi notre budget ou disons notre horaire.

2- On détermine ensuite notre indicateur de performance. Contrairement au point mort financier où l'indicateur monétaire est préétabli, dans le cas du temps l'indicateur dépend du type d'activité. S'il s'agit d'une activité lucrative l'indice servant à mesurer les ventes sera l'argent et s'il s'agit d'une activité ludique, on peut mesurer notre niveau de stress ou notre degré de fun. S'il s'agit d'une activité sportive, on pourrait peut-être utiliser l'IMC (indice de masse corporelle). Pour savoir quel indicateur utiliser, on se demande pourquoi on a choisi de faire cette activité. On peut aussi utiliser la méthode des 5 pourquoi pour déterminer notre motivation profonde à faire cette activité.  Donc on choisit quoi observer pour mesurer notre retour sur investissement.

3- Finalement, on évalue le point mort. L’équation du point mort financier est présentée ci-dessous. Le point mort est atteint quand l’équation est vraie donc quand le chiffre d’affaire égale la somme des coûts variables et des coûts fixes. Après de point, on peut dire que l’on cesse d’investir de l’argent dans un projet et qu’il commence à se rembourser lui-même.

point mort

Sans vouloir entrer dans des explications mathématiques, dans le domaine de la gestion du temps, ça revient à se définir un seuil de satisfaction. C’est à ce point que l’investissement en temps ne nous déçoit pas et ne nous satisfait pas en même temps. C’est le point mort.

Prenons un exemple d’André qui veut perdre du poids.  Son but est d’atteindre un IMC de 20. En faisant de l'exercice 4 heures par semaine, André observe que son IMC se maintient à 23. C’est le point mort entre le temps investi dans l'activité physique et son IMC.

Le retour sur l'investissement (ROI)

Le retour sur investissement (ROI, Return On Investment) est intimement lié au point mort. Il utilise lui aussi les mêmes indicateurs de performances. Dans le domaine des finances, le ROI c’est le temps écoulé pour que les sommes investies soit égales aux sommes dégagés. Après de point, on peut dire que l’on génère des profits.

Le ROI du temps c'est le temps écoulé entre le début d'une nouvelle activité et le moment où on se dit : "mission accomplie". C’est là où la somme des gains est égale à la somme des investissements fait depuis le début.

Reprenons l’exemple d’André. Au fond André veut savoir combien d'heure par semaine il doit consacrer à son entrainement pour atteindre son objectif. Comme le point mort est de 4 heures par semaines, André devra investir plus de 4 heures pour générer les bénéfices. André décide donc de faire 1 heure de sport tous les jours. Ce qui fait 7 heures par semaines. Au fil des semaines, il mesure son IMC et observe qu’il diminue. Il aura atteint son point de ROI au moment où, enfin, il aura atteint l'indice de 20. Plus on investit, plus le délai de ROI sera court mais l'effort total investi, élevé. Donc s’il avait voulu, il aurait pu choisir de faire 2 heures de sport par jours. Il aurait atteint son objectif plus rapidement mais il aurait aussi investi plus de temps.

Le ROI du temps c'est l'outil qui nous permet de choisir où et comment investir nos efforts et notre temps dans un but donné. C'est ce qui nous permet de choisir une activité plutôt qu'une autre. En affaire, c’est ce qui nous fait choisir un marché plutôt qu'un autre et un client plutôt que l’autre. Le temps c'est de l'argent et il est impératif de choisir nos activités en fonction de l'efficacité que nous souhaitons et du but que nous voulons atteindre. Enfin, il ne faut pas perdre de vue l’importance de l’intégrité dans nos choix.

Marie-Ève Baron

 

"Le ROI du temps est un outil simple qui nous aide à mieux choisir et à éliminer le gaspillage en optimisant notre efficacité."

 

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Lean et toYota avec un grand Y!

"Avant, on inculquait aux enfants l'idée d'avoir une bonne situation professionnelle, maintenant, on leur dit d'être heureux La génération Y quoi qu'on en dise, fait couler beaucoup d'encre.

Totota

Marie-Ève BaronEn effet, c'est en lisant l'article de Guillemette Faure, du 11 avril dernier dans le monde.fr: "Génération Y... Les empêcheurs de travailler en rond", que je suis tombée sur une citation de Christine Charlotin qui disait que "le moins de 30 ans ne cherche pas un emploi mais une séquence d'aventure de vie". Ils ne recherchent plus la stabilité en emploi pour se bâtir une carrière. Elle désire une rémunération reliée à la valeur de sa contribution à l’entreprise. De plus, elle veut enrichir continuellement ses connaissances pour les utiliser comme levier de développement personnel. Avec les Y, on ne laisse pas notre vie personnelle au vestiaire. On ne pourra jamais reprocher un problème de concentration due à un conflit conjugal à un de nos employé sans que ça ne passe pour du harcèlement. En tant que bon gestionnaire, on doit devenir un interlocuteur de choix.

Sachant tout ça et sachant qu'il y a beaucoup d'entreprises qui fonctionnent selon les principes évoqués dans le Lean, comment ces principes seront-ils adaptés à ces jeunes qui sont déjà dans nos entreprises?

L'approche de travail Lean nous provient essentiellement du modèle Toyota. Elle a été créée dans les années 1950 à 1970 dans un environnement manufacturier où on y fabriquait des voitures sur une chaine d'assemblages. Même si aujourd'hui, Toyota est devenu le fabriquant numéro 1 de voitures dans le monde, les emplois et les principes de l'approche devront être adaptés à la nouvelle génération.

Cette approche se compose de 14 principes clés certains d'entre eux sont opérationnels et orientent principalement la méthode de production pour être efficace et éliminer les pertes. D'autres s'adressent directement aux employés et à notre philosophie d'entreprise.

La philosophie long-terme

L'approche Lean nous propose d'adopter une philosophie long terme et de travailler à l'atteinte de nos objectifs à long terme plutôt que le pain quotidien. Sachant que nos employés Y ne sont pas là pour rester mais pour vivre une expérience de vie extraordinaire, nous avons donc 2 devoirs à faire.

1- Faire en sorte que nos employés vivent cette expérience au sein de notre entreprise

OU

2- Faire en sorte que la philosophie long terme soit pérenne et indépendante du roulement des employés.

 

Le bon processus produira le bon résultat

Cette série de principes est très appliquée à la tâche et la nouvelle génération aura toutes les chances de bien s'y adapter. La relation des jeunes Y avec les nouvelles technologies est, comme nous le savons, très étroite. Ils sont nos early adopters, et consomment goulument les nouvelles technologies rapidement. Ils évaluent les possibilités de ces technologies dans l'action et dans ce cas, l'utilisation de technologies fiables et reconnues est nécessairement difficile.

Favoriser la créativité face aux nouvelles technologies dans ce contexte sera un devoir pour nos entreprises face à la génération Y.

De la même manière, la standardisation des tâches, proposée dans le sixième principe, devra laisser place à la séquence d'aventure de vie.

Développer vos employés et vos partenaires

L'approche Lean insiste pour que les partenaires et employés (ceux qui travaillent à servir le client) soient au même diapason. Le plus grand défi du Lean avec la génération Y réside dans cette série de principes. Après avoir vue leurs parents vivre l’infidélité de leurs employeurs, les Y aussi sont devenus infidèles à leurs employeurs. Sachant que les jeunes Y ne passeront pas toute leur carrière dans notre entreprise, les défis seront de faire vivre l'approche Lean au fil du temps et de former nos employés à être des experts, même s'ils ne resteront peut-être pas dans leur poste.

Notre devoir est de nous assurer que chaque individu y gagne lui aussi. Le salaire de suffit plus. (What's in it for me?)

La formation données aux employés qui quittent l'entreprise, devient un apport de cette dernière à la société et à la connaissance commune.

Avec les Y, on doit toujours former des experts qui connaissent parfaitement le travail tel qu'énoncé dans le neuvième principe, mais dans ce contexte, avec l'altruisme de vouloir améliorer les connaissances communes de la société.

 

La résolution de problème et organisation apprenante

L’amélioration continue crée un apprentissage, et l'expertise ainsi produites demeure dans la mémoire de ceux et celles qui travaillent à améliorer les choses. Sachant que nos nouveaux employés n'assureront pas la pérennité de nos nouvelles expertises, nous devons mettre en place des mécanismes de mémoire organisationnelle.

Comme nos Y sont très techno, pourquoi ne pas mettre en place des structures technologiques qui pourraient palier à nos trous de mémoire organisationnelle?

Les Y, dans un environnement Lean, contribueront à une mémoire collective extra entrepreneuriale qui deviendra une mémoire collective. Dans notre société occidentale, les Y communiquent et voyagent d'avantages que les X et les Boomers et partageront davantage leur savoir.

danger_opportunity_crisis_mandarin_word_meaning_chinese[1]Dans un environnement Lean, les Y ne contribueront pas seulement à nos entreprises, ils changeront la face du monde du travail. Les Y que nous embauchons, arriveront bientôt avec un bagage et une expertise externe. C'est là une opportunité dangereuse de créer ce qui n'existe pas, de s'améliorer mais surtout d'innover.

La philosophie long terme qui oriente le Lean s'élargira à d'autres entreprises et nous vivrons tous dans un processus d'amélioration. Les Y ajouteront du cœur dans nos affaires.

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